Le Guatemala présente de fortes inégalités sociales et économiques, particulièrement pour les populations rurales et indigènes qui dépendent fortement de l’agriculture et des ressources naturelles. La gestion de ces ressources, dans les écosystèmes forestiers, y est complexe, marquée par des tensions et débats entre des approches de conservation des écosystèmes descendantes, pilotées par l’État et des acteurs internationaux et des modèles communautaires qui répondent aux besoins économiques des communautés, dans un contexte de forte vulnérabilité climatique. La Réserve de biosphère Trifinio Fraternidad illustre ces enjeux : un espace transfrontalier fragile écologiquement et socio-économiquement, où la gouvernance des ressources est complexe. Dans sa partie Guatémaltèque, la réserve se superpose à des enjeux fonciers importants et une production agroforestière à base de café qui structure les paysages et influent la dynamique environnementale sur le territoire.
Cette étude vise à mieux comprendre les enjeux de la mise en place de la Réserve de biosphère Trifinio (RBT) au Guatemala et des enjeux de gestion auxquels sont confrontés les gestionnaires sur ce territoire. L’étude s’attache à décrire les réseaux d’acteurs en présence, leurs activités et leurs interactions, afin d’éclairer le plan de gestion et les objectifs visés dans les différentes zones de la réserve. Ces propositions s’appuient sur un travail de terrain de 3 semaines réalisé par les étudiants du MS FNS-MI d’AgroParisTech sur le territoire de la RBT et dans la municipalité d’Esquipulas.
Ce travail a bénéficié d’une étroite collaboration avec l’organisation internationale Plan Trifinio et le CIRAD, notamment dans le cadre de la composante 4 du projet ConForMa porté par l’Unité de recherche « Forêts et Sociétés ».
